MENUISERIES EXTÉRIEURES : ÉVITER LES ERREURS

Les menuiseries participent largement à l’esthétique d’une habitation et à la qualité de vie. Nous avons parlé des performances des fenêtres dans cette même rubrique (http://www.ceder-provence.org/ne-jetons-plus-largent-par-les-fenetres/)[1].

Choisir une menuiserie performance est un bon début, réfléchir en amont à la conception globale sans se ruiner est une nécessité. Voyons quelques pistes pour permettre un dialogue avec votre artisan ou poser les bons choix en auto-construction.

L’étanchéité à l’air

Comment vais-je combler l’espace entre la menuiserie et le mur afin d’éviter toute entrée d’air pirate ? Les joints à expansion de type compriband font partie du lot des solutions communément adoptées. Où et comment les poser fera partie des questions primordiales. Et retenez que « L’intelligence s’arrête là où la mousse polyuréthane s’arrête ». Bien sûr, la mousse en bombe est facile à mettre en œuvre. Mais n’oublions pas qu’elle est sensible à l’humidité, sans souplesse et donc cassante, et non étanche à l’air si les excédents sont coupés.

L’étanchéité à l’eau

Comment vais-je gérer l’évacuation de l’eau de ruissellement loin de la façade ?

Les normes et le bon sens imposent que l’eau de pluie ruisselant sur la menuiserie soit évacuée à plus de 3cm du dernier élément de la façade, enduit ou bardage. Une bavette en alu ou en zinc fera souvent l’affaire. Obtenez de votre poseur de vous expliquer comment elle va être posée. En maison à ossature bois, un larmier posé au dessus de la fenêtre permettra de gérer l’eau venant de plus haut.

Choisir en fonction du prix

Nous rêvons tous et toutes de menuiseries coulissantes ouvrant largement la maison vers l’extérieur.  Elles assurent en effet une optimisation de l’espace intérieur par l’absence de débattement  vers l’intérieur. Bémol, elles sont plus chères que les ouvrants à la française, en tout cas pour les coulissants parfaitement étanches à l’air (tous n’ont pas la même qualité). De façon simplifiée, en prix croissant, on trouve les menuiseries fixes, les ouvrants à 1 vantail, les ouvrants double, les coulissants à translation (comme dans votre Kangoo), les coulissants à levage et les porte-accordéon, bien pratiques mais malheureusement chères.

Dans une prochaine rubrique, nous aborderons les différents types de pose : en tunnel, au nu intérieur, au nu extérieur, en applique… en tenant de cerner leurs avantages et inconvénients respectifs.

Jean-Claude Mengoni – Aide à l’auto-construction
www.menuiseries-pour-autoconstructeurs.com

[1]     Contrairement à ce qui y est écrit, chez de nombreux fabricants, le triple vitrage ne coûte en moyenne que 5 % de plus qu’un double vitrage, pour une amélioration de performance de 25 à 35 % environ, sans compter l’augmentation de la sensation de confort en hiver et en mi saison. A considérer donc, même dans nos contrées.

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